Etat d’urgence et démocratie

Mardi 9 février 2021, l’Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 1er Juin 2021 (il devait initialement prendre fin le 16 Février), malgré l’opposition de la droite comme de la gauche.

Les amendements  proposés par le Sénat de limiter cette prorogation jusqu’au 3 Mai, et de prévoir un vote du Parlement au bout d’un mois en cas de reconfinement, n’ont pas été pris en compte.

Plusieurs députés, de droite comme de gauche, ont dénoncé une dangereuse banalisation de ce régime dérogatoire. Ils se sont inquiétés de la dangereuse concentration de pouvoirs concédés par ce vote.

La Ligue des droits de l’homme s’élève contre une « dérive autoritaire et la prédominance donnée à l’exécutif avec l’affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels et citoyens ».

De nombreuses personnalités de la sphère politique et civile s’accordent sur le fait que la gestion de la crise ne nécessite plus aujourd’hui de telles mesures. Voilà plusieurs mois que le pouvoir législatif est mis hors circuit, privé de son rôle habituel de contre-pouvoir, de proposition, d’amendement et de contrôle de l’exécutif. Un cout exorbitant pour notre démocratie

Ci-dessous le point de vue éclairant d’un avocat, et quelques interventions de députés de tous bords politiques qui ont eu le courage de prendre position contre cette prorogation.

Nous rappelons qu’Enfance & Libertés est un mouvement apolitique, au delà de tout clivage partisan. En tant que citoyens, nous défendons les libertés et la démocratie.