Hypoxie et oxymètres : que faire ?

Suite à des appels largement diffusés, de nombreux parents nous contactent au sujet des relations de cause à effet entre le port du masque prolongé et les symptômes de difficultés respiratoires observés chez les élèves.

Pour estimer ces difficultés respiratoires et leur manifestation dans l’organisme, des mesures peuvent être effectuées :

  • La mesure de l’hypoxie (quantité d’oxygène O2 disponible aux cellules dans le sang), dont les valeurs attendues se situent entre 95 % et 100 %. Des professionnels de la santé nous ont indiqué que la mesure « saturation » dépend de plusieurs paramètres. Pour que les mesures soient fiables et exploitables, il est recommandé d’utiliser un oxymètre de grade médical et que les mesures soient effectuées par un personnel soignant. En effet, il arrive parfois, y compris en contexte hospitalier, que les mesures soient faussées (vasoconstriction des doigts, opération menée trop rapidement, l’enfant bouge trop, pouls qui n’est pas encore stabilisé). Dans certains cas, il a même été observé qu’au cours de crises d’asthme, la saturation reste normale, notamment chez l’enfant.

  • La mesure de l’hypercapnie (volume de dioxyde de carbone CO2 dans le sang plus élevé que la normale), qui s’effectue par une gazométrie (mesure des gaz du sang artériel). C’est un geste invasif et douloureux, qui se pratique uniquement en milieu hospitalier.

S’il est possible de mesurer l’hypoxie en milieu scolaire, cela nécessite la mise en place d’un protocole précis validé par des professionnels de santé et en accord avec l’établissement scolaire, ainsi que la mairie de la localité.

Ce protocole permettrait d’aborder les problématiques en toute sécurité dans un contexte rassurant pour l’élève et sa famille, et de garantir des données exploitables pour traiter ce sujet.

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