Vaccination des femmes enceintes, faites votre avis

Vaccination des femmes enceintes

Crédit photo: Le Figaro Santé

Le gouvernement multiplie les interventions pour convaincre à la vaccination des femmes enceintes contre la COVID 19, pour laquelle de nombreux moyens ont été déployés. Point sur la stratégie et retour sur la pharmacovigilance et le principe de précaution concernant la prise de médicaments pendant la grossesse.

Nous tenons à rappeler que comme le précise Pfitzer sur son site, les vaccins sont toujours en phase 3 des essais cliniques , qu’ils n’ont pas été approuvés mais seulement autorisés. La date de fin de l’étude clinique (phases 1, 2 et 3) estimée par Pfizer/Biontech pour le vaccin Comirnaty est le 2 mai 2023 .

Pression de l’Assurance Maladie

L’ Assurance Maladie annonce sur son site que pour « protéger la santé des femmes et des enfants à naître, l’Assurance Maladie et l’État renforcent les actions de sensibilisation déjà mises en place pour inciter les futures mères à se faire vacciner ». L’Assurance Maladie explique également que les femmes enceintes reçoivent au moins deux emails pendant leur grossesse pour les inciter à se faire vacciner, et que des courriers seront envoyés aux 21.000 femmes assurées qui ne disposent pas d’un compte Ameli et dont la grossesse se situe entre le 4ème et 7ème mois.

Vidéos YouTube, campagnes publicitaires les réseaux

Le ministère des Solidarités et de la Santé propose une série de vidéos sur le sujet de la vaccination des femmes enceintes, présentées par le professeur Alain Fischer (coordinateur de la stratégie vaccinale contre la Covid-19). Voici les différents thèmes abordés :

– Est-ce que le vaccin est dangereux pour les femmes enceintes ?
– Est-ce que même enceinte je peux me faire vacciner ?
– Est-ce que le vaccin rend stérile ?
– Est-ce que je peux me faire vacciner dès le début de ma grossesse ?
– Est-ce que le vaccin est dangereux pour les femmes enceintes ?

Au cours de ces vidéos, Alain Fisher explique notamment qu’il « circule sur les réseaux sociaux toutes sortes d’informations inexactes […] qui laisseraient penser que se vacciner pour une femme, une femme enceinte en particulier, pourrait être dangereux, pour elle-même et évidemment, l’allusion, c’est le fœtus parce qu’on se dit que l’ARN va modifier le génome des cellules et entraîner des malformations ou quoi que ce soit chez le fœtus » et qu’il « y a une étude scientifique […] de plus de 30.000 femmes qui montre qu’il n’y a aucun effet secondaire autre que les petites réactions immédiates ».Comment le Pr. Fisher peut-il insinuer qu’il n’existe pas de risques pour les femmes enceintes, alors que les études sur les effets secondaires du vaccin sur le long terme n’ont pas encore été réalisées ? Comment peut-on confirmer que les enfants de femme vaccinées ne développeront pas des problèmes de santé au cours de leur vie dus à la vaccination de leur mère ? Par ailleurs, les femmes enceintes n’ont pas l’accès à l’étude citée dans la vidéo puisque ni le nom de l’étude, ni le lien vers l’étude ne sont donnés.

Le gouvernement ne s’est pas contenté de produire des vidéos uniquement sur sa chaîne YouTube, il en a également fait circuler sous forme de campagnes sponsorisées, donc payantes, comme l’attestent les captures d’écran ci-dessous :

Un leaflet

Un leaflet a également été produit avec les mêmes messages.

Intervention d’Olivier Véran sur le plateau de BFMTV

Olivier Véran a également incité à la vaccination des femmes enceintes lors de son intervention sur le plateau de BFM TV le 2 février 2022, dans laquelle il a tenu les propos suivants :

« Il y a des nourrissons qui sont morts à la naissance à cause de l’infection de leur mère enceinte. Il y a 70% des femmes enceintes qui sont vaccinées dans notre pays, 30% ne le sont pas. Vous voulez que je vous donne un chiffre ? Il y a 20x plus de risques d’avoir un enfant prématuré quand on est une femme enceinte non-vaccinée. Vous voulez que je vous donne un autre chiffre ? Hélas, il y a 3x à 5x plus de risque de mort fœtale in-utero lorsqu’on est une femme enceinte non-vaccinée. »

Le hic ? Comme l’a démontré Libération, le ministre de la Santé a omis de dire que les trois études sur lesquelles il s’appuie pour affirmer qu’il « y a 20x plus de risques d’avoir un enfant prématuré quand on est une femme enceinte non-vaccinée » évaluent « le risque en fonction du statut infectieux des participantes et non en fonction du statut vaccinal ».Les études ne permettent donc pas de comparer le risque d’avoir un enfant prématuré entre femme enceinte vaccinée et femme enceinte non-vaccinée.

Le principe de précaution de la prise de médicaments pendant la grossesse

Nous vous mettons ci-après des articles et des documents qui rappellent le principe de précaution de la prise de médicaments approuvés pendant la grossesse.

Grossesse : pourquoi les médicaments sont-ils contre-indiqués ? Doctissimo

Au nom du principe de précaution…. – Collectif de santé pédiatrique (collectifdesantepediatrique.fr)

Médicaments et grossesse (ucl.ac.be)

La femme enceinte et son enfant face au principe de précaution – ScienceDirect

Loin de la pression de la campagne française, Le gouvernement Britanique a publié le 12 avril 2022 ses recommandations qui demandent aux femmes enceintes et allaitantes de consulter leur médecin avant toute injection du vaccin COVID-19 (au passage le vaccin pour les -12 ans n’est pas recommandé selon le gouvernement Britanique).

Pharmacovigilance

Dans son rapport datant de décembre 2021, l’ANSM conclut que « les données de la littérature et du suivi de pharmacovigilance ne mettent pas en évidence, à ce jour, un risque de la vaccination contre la Covid-19 chez la femme enceinte et allaitante », mais que « certains effets indésirables tels que les effets thromboemboliques, les morts in utero, les HELLP syndromes et les cas de contractions utérines et de métrorragies » et que « la survenue de mastite » sont à surveiller.

De l’autre côté de l’Atlantique, le site de pharmacovigilance américain VAERS a recensé 4 478 fausses couches suite à une vaccination contre la Covid-19, sans pour autant établir un lien de cause à effet entre vaccination et fausse couche. De plus, les documents d’essais cliniques de Pfizer rendus publiques par la FDA en mars 2022 montrent que des effets secondaires tels que le syndrome anaphylactoïde de la grossesse et la thrombose veineuse pendant la grossesse existent.

Conclusion

Le gouvernement et les professionnels de santé mettent une pression inédite pour inciter à la vaccination des femmes enceintes.

30 % des femmes enceintes se sont faites vaccinées alors même que la pharmocovigilance est mis à jour en temps réel, que les études auxquelles se référent le gouvernement se sont faites sur une durée courte, avec des femmes toujours en cours de grossesse à la fin des tests des cohortes.

Le gouvernement cherche donc à convaincre les femmes enceintes de se faire vacciner, sans pour autant mettre clairement à leur disposition les études scientifiques sur lesquelles il se base et en diabolisant les arguments contre la vaccination. Les femmes enceintes n’ont-elles pas le droit de se forger leur propre avis sans recevoir de pression extérieure ? Pourquoi ces divergences de point de vue entre les gouvernements de pays voisins sur un sujet identique et si important ? Où est passé le consentement libre et éclairé prôné par la Médecine ? Sachant que les 1000 premiers jours de vie d’un être humain sont déterminants pour sa santé, la période de la grossesse devrait être protégée le plus possible de toxiques.

Le vaccin contre la Covid-19 étant une nouvelle technologie toujours en phase d’essais cliniques, le principe de précaution devrait donc logiquement être appliqué.